L’enjeu durable de la fausse fourrure
Longtemps symbole de luxe, la fourrure connaît aujourd’hui une véritable métamorphose. Sur les podiums de l’automne-hiver 2026, elle s’impose sous une forme réinventée : artificielle, plurielle et engagée. Douillette, expressive et sans cruauté, la fausse fourrure s’affirme comme une matière phare cette saison, déclinée aussi bien sur des manteaux opulents que dans des accessoires moelleux. Elle incarne une nouvelle équation du luxe, où désirabilité rime avec responsabilité.
Chez Chanel, sous la direction de Matthieu Blazy, la fausse fourrure explose en teintes irréelles, flirtant avec l’abstraction picturale, tandis que Glenn Martens, chez Diesel, la déconstruit, la fragmente et la recompose dans une esthétique brute, presque post-industrielle. De son côté, Bottega Veneta pousse l’innovation à son paroxysme en explorant une version en fibre de verre, réinterprétant ainsi les codes traditionnels de la maison.