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Conversation #1 : Fascinants diamants de couleur

Créé le 02.10.2026

Rouges, roses, bleus, verts, jaunes… Les diamants révèlent une palette de couleurs aussi rare que fascinante. À l’occasion du Rendez-Vous de Francéclat, cette Conversation, animée par deux expertes de l’École des Arts Joailliers, a exploré les secrets de ces pierres d’exception.

Longtemps considérés comme secondaires face aux diamants incolores, les diamants de couleur ont gagné en valeur et en désirabilité. Un tournant s’opère en 1987 avec la vente du Hancock Red, un diamant rouge de 0,95 carat adjugé 880 000 dollars. Depuis, les records s'enchaînent.

La couleur, premier critère de valeur

Pour les diamants de couleur, la couleur prime sur les autres critères d’évaluation, parfois même sur le poids ou la pureté. Elle s’apprécie selon trois critères : la teinte, la saturation et la tonalité. Cette évaluation reste complexe : contrairement aux diamants incolores, il n’existe pas de pierres de référence couvrant toutes les nuances possibles. Les laboratoires doivent donc observer les gemmes dans des conditions de lumière très précises. La taille joue également un rôle essentiel. En modifiant l’orientation des facettes, le diamantaire peut optimiser la couleur perçue, quitte à perdre du poids. L’objectif : révéler au mieux le potentiel de la pierre.

Des couleurs qui racontent la géologie du diamant

Les couleurs naturelles résultent de particularités de la structure du diamant. La présence d’azote peut notamment donner naissance au jaune, tandis que le bore est à l’origine du bleu. Le vert peut résulter d’une irradiation naturelle, et le noir d’inclusions ou de certains défauts structurels. Le brun, longtemps peu valorisé, a lui aussi gagné en désirabilité grâce à des appellations commerciales comme « champagne », « cognac » ou « chocolat ».

Des diamants au cœur de l’histoire

Certains diamants de couleur ont traversé les siècles et marqué l’histoire. Le diamant bleu de Louis XIV, rapporté d’Inde par Jean-Baptiste Tavernier au XVIIe siècle, fut retaillé pour le roi avant de disparaître lors du vol des joyaux de la Couronne pendant la Révolution française. Il réapparaît plus tard sous le nom de Hope. Des recherches scientifiques ont permis d'établir le lien entre les deux pierres. Le diamant jaune De Beers possède également une histoire remarquable : intégré au célèbre collier de Patiala par Cartier, il a disparu après le démantèlement du bijou. Sa trace reste aujourd’hui inconnue. Ces exemples illustrent combien la provenance et l’histoire contribuent à la valeur patrimoniale d’un diamant, au-delà de ses seules caractéristiques physiques.

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